session-15-séquence-3-10 Temple nouveau

 

« Et vous étiez l'eau vive ... »

 
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sq-3-10, © Mess'AJE

Cette séquence évoque les difficultés liées au Temple au temps de Jésus. Au centre, l'image du puits : lieu de la rencontre, des alliances et des mariages. Jésus s'y révèle l'eau vive : inséparablement Torah nouvelle et temple nouveau. Jésus introduit dans l'adoration véritable.

Médite, creuse, interroge
Exégèse

 

« Sion ou Garizim ? »

1-Comment le Temple peut-il être à la fois aimé et contesté ?

Le Temple de Jérusalem détruit en -587, est reconstruit sans enthousiasme (Ag 1), au retour d’exil en -515, avec le financement des Perses. Ce Temple s’oppose à celui du mont Garizim que les Samaritains revendiquent comme "originel", détruit par Jean Hyrcan en 107 av. JC ; il sera profané par les Grecs en -167, puis par les Romains en -63. Un peu avant l’ère chrétienne, Hérode le Grand l’agrandit et l’embellit. Sa destruction en +70 par les Romains sera un traumatisme pour le peuple juif.

Symbole d’unité : un seul Temple, un peuple uni, parce qu’un seul Dieu ! Le Sanhédrin y assure la justice au plus haut niveau. L’édifice reflète la théologie de "séparation" : païens et impurs s’arrêtent au parvis des gentils ; femmes et enfants juifs, au parvis des femmes ; hommes juifs, au parvis des hommes ; le "Saint' est réservé aux prêtres et le "Saint des Saints" au grand prêtre, au Yom Kippour. À l’automne, mois de Tishri, s’enchaînent les dix jours redoutables, Kippour (grand pardon) puis, cinq jours après, la grande fête : Soukkot (fête des Tentes).  Dans la théologie juive, le Temple est perçu comme pensé par Dieu avant la création : Dieu, en créant le monde, avait "prévu", "pensé" dans sa miséricorde, le Temple pour le pardon des péchés d’Israël (Ps 93,2 : « Ton trône est établi dès l’origine, depuis toujours tu es ») et l’image du Temple a été donnée à Moïse comme modèle au désert (Ex 35-40).

« Il n'y aurait plus dès lors, de lieu privilégié.»

2-Comment comprendre la démarche de Jésus vis à vis de la Samaritaine, l'épisode des vendeurs chassés, celui des épis froissés et le pardon donné en dehors du Temple ?

La Samaritaine pose la question : quel messie pour quel Temple ? Garizim ou Jérusalem ? Et elle reconnaît Jésus comme le Messie Samaritain (Taëb) 
Que les vendeurs soient chassés du Temple ne correspond ni à un geste de purification ni à un accès de colère. Le geste est d'autant plus difficile à comprendre qu'il y a de sérieuses différences entre les récits évangéliques.
Et à propos des épis froissés, que veut dire Jésus en dispensant les disciples d'observer la règle qui interdit tout travail des champs le jour du Shabbat ?
Quant au pardon, il est clair que Jésus prend souvent ses distances d'avec les sacrifices du Temple.

 «Sa parole s'annonçait partout où le coeur était prêt.»

3- Comment expliquer la modification que Jésus opère dans la mission puisqu'il s'adresse lui-même aux païens ?

Certes Il recommande à ses disciples de ne s'adresser "qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël", mais il s'est aussi adressé lui-même à des étrangers comme la Samaritaine ou la Syro-phénicienne.

 

[Gam 3S / 115-117]

Théo/Philo

 

« Sion ou Garizim ? »

4-Où Dieu est-Il présent ?

Cette question est celle de toute religion et source de discorde entre Juifs et Samaritains et entre Juifs eux-mêmes. Au 1er Seuil, la présence du Dieu des Pères accompagnait les tribus dans une grande proximité. Cette présence s’est installée avec les tribus en Canaan, investissant les hauts lieux cananéens (Silo, Béthel, Sichem...) qui devinrent peu à peu des lieux de culte de YHWH. Au 2ème Seuil avec la réforme de Josias, ces lieux de culte souvent syncrétistes ont été abolis au profit du seul Temple de Jérusalem. En -701, contre toute attente, Jérusalem et son Temple ont été épargnés ; cela leur a conféré une aura particulière. Après l’Exil, le Temple rebâti cherche à faire l’unité : Israël doit, à travers le culte, y être restauré et réunifié et les multiples sacrifices expriment que tout vient de Dieu, et qu’on ne peut pas mettre la main sur le Saint, ni sur ce qui lui appartient, en particulier, la vie, la mort.

Mais des prophètes avaient relativisé le Temple (Jr 7) et Ézéchiel avait vu la gloire de Dieu en sortir pour accompagner le peuple en Exil (Ez 10 et 11). Au retour d’exil, certains remettaient en cause la Présence de Dieu dans une demeure faite de mains d’homme (Is 57,15). Dieu n’est-il pas partout chez lui ? Quelle maison pourriez-vous me bâtir ?... Tout cela, c’est ma main qui l’a fait (monothéisme). Dieu se plaît à demeurer dans le cœur du pauvre qui craint sa parole (Is 62,1-2). Tout cela met en lumière le débat sur la présence de Dieu au temps de Jésus

« L'attente de tout un peuple depuis les origines. »

5-Qu'est-ce que le pardon de Jésus a de spécifique ?

Qu'est-ce qui permet à Jésus de relativiser les sacrifices du Temple ? Pourquoi au cours de ses nombreuses allées et venues au Temple ne le voit-on pas y participer ? Tout se passe chez lui comme si le pardon visait autre chose qu'une simple remise des péchés, dettes ou manquements.

« Chacun de nous devenait Temple de prière. »

6- Comment, avec Jésus, la question de la présence de Dieu se pose-t-elle ?

Si en Jésus, l'accès à la communion au Père est possible, si l'Esprit est donné à tous ceux qui croient, tout disciple devient un autre Christ et cela modifie radicalement la question de l'accès au "temple".

 
 
 

[Gam 3S /118-120]

Parle
Exégèse

 

« Sion ou Garizim ? » 1-Comment le Temple peut-il être à la fois aimé et contesté ?

Le Temple est contesté ou relativisé par certains groupes juifs, souvent apocalyptiques : N’est-il pas l’œuvre des païens, financé par les Perses ? N’a-t-il pas été souillé par les Grecs et les Romains ? Hérode, qui l’a agrandi et embelli, n’est-il pas collaborateur des Romains ? Le sacerdoce qui y officie n’est-il pas corrompu par les alliances politiques ? Par ailleurs, Israël, lorsqu’il était en Exil, a dû vivre sans le Temple... et en diaspora il vit sa foi loin du Temple ! Pour la communauté de Qumrân, le Temple de Jérusalem est impur. Cette vieille Demeure devra être détruite par la communauté en attendant que descende le Temple céleste, non fait de main d’homme. Je les agréerai et ils deviendront mon peuple et moi je serai à eux pour toujours. J’habiterai avec eux à tout jamais et je consacrerai pour ma gloire mon Sanctuaire sur lequel je ferai demeurer ma Gloire jusqu’au jour béni où je créerai moi-même mon sanctuaire. (Rouleau du Temple 29,8-10).

Ainsi, toute une partie du courant apocalyptique considère le Temple comme impur. C’est une des raisons pour lesquelles les mouvements baptistes s’en étaient éloignés.

Le peuple, bien que de sensibilité apocalyptique, a une grande vénération pour le Temple avec ses fêtes qui fortifient son identité et son unité. Temple et Torah sont fortement liés.

« Il n'y aurait plus dès lors, de lieu privilégié.» 2-Comment comprendre la démarche de Jésus vis à vis de la Samaritaine, l'épisode des vendeurs chassés, celui des épis froissés et le pardon donné en dehors du Temple ?

La Samaritaine habite le pays aux cinq maris ou Baals depuis l’invasion assyrienne (2 R 17,24). Dans la première partie (Jn 4,10-15) Jésus tel un nouveau Jacob, donne une Torah nouvelle ; dans la seconde (Jn 4,20-24), un Temple nouveau. Durant son ministère, Jésus a probablement été en contact avec des Samaritains ; son annonce de l’eau vive renvoie à la fête de Soukkot (Jn 7-8) ; le dialogue autour des vrais adorateurs fait écho à la controverse entre Samaritains et Judéens et plus largement aux questionnements de différents groupes juifs sur le Temple. Jésus sera le Temple spirituel, non fait de mains d’homme, il remplacera le Temple de Jérusalem et celui de Garizim.

Les vendeurs chassés du Temple (Jn 2,13-17) Il n’était pas possible d’introduire dans le Temple des monnaies étrangères aux effigies païennes, d’où la nécessité de "changeurs" pour la monnaie du Temple, avec laquelle on pouvait acheter les animaux destinés aux sacrifices. Ce récit est situé au début du ministère de Jésus chez Jn. Les synoptiques le relient à la cause de sa mort. Ce geste ne vise pas une purification du Temple, ce n’est pas non plus un geste de colère comme on le croit souvent. Il est à comprendre à la lumière de Za 14,21, et annonce la Soukkot finale où il n’y aura plus besoin de Temple, car tout sera consacré au Seigneur. Jésus accomplit là un geste prophétique à la manière de Élie-Pinhas, prêtre zélé (Ps 69,10), qui manifeste que les temps nouveaux sont arrivés. Le Temple de Jérusalem doit désormais faire place au Temple non fait de main d’homme qui est en train de se révéler (Mc 14,58). Les synoptiques, en citant Is 56,7Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations voient l’accomplissement de la prophétie : les étrangers auront leur place dans le peuple de Dieu. En citant Jr 7,11Ne faites pas de la maison de mon Père un repaire de brigands, ils montrent que Jésus lui aussi a contesté le Temple.

Les épis froissés : Mt 12,1-8.  En shabbat, tout travail des champs est interdit, sauf cas de grande nécessité et d’urgence, bien sûr. Pour justifier le geste de ses disciples qui froissent des épis en shabbat pour manger, Jésus prend appui sur David qui, ayant faim, a mangé des pains d’oblation du Temple, au moment de leur remplacement (1 S 21,6-7) ; il se réfère aussi aux prêtres eux-mêmes : quand ils officient au Temple, ils sont dispensés d’observer cette règle du shabbat ! Le Temple donc, dispense d’observer cette règle du shabbat. En dispensant ses disciples d’observer le shabbat, Jésus révèle que s’il est maître du shabbat, c’est qu’il est lui-même le Temple !

Le pardon est donné en dehors du Temple. Les sacrifices étaient offerts au Temple pour remercier Dieu, pour la purification rituelle et pour le pardon. Si Jésus vient souvent au Temple, on ne le voit jamais y offrir des sacrifices ; ses disciples non plus ; ceux-là mêmes qui sont guéris par Jésus ne sont pas enjoints à le faire, mis à part le lépreux (Mt 8,4).Jésus mange avec les pécheurs, guérit les malades, donne le pardon de Dieu et prend des distances avec sacrifices, règles de pureté, ablutions (Mt 9,10)... Il agit sans passer par le Temple : « Tes péchés sont remis » non pas par Jésus directement, mais par Dieu (Mt 9,2). Les disciples de Jésus ne jeûnent plus (Mt 9,10-15) car l’Epoux est là ! « C’est la miséricorde que je veux et non les sacrifices. » (Mt 9,13 & 12,7 reprenant Os 6,6) vont dans le même sens. Le Pardon du Père semble désormais passer par Jésus et non par le Temple ! 

«Sa parole s'annonçait partout où le coeur était prêt.» 3- Comment expliquer la modification que Jésus opère dans la mission; il s'adresse lui-même aux païens ?

Le judaïsme (apocalyptique en particulier) attendait le jour où les païens reconnaîtraient l’unique Dieu et viendraient l’adorer à Sion (Is 56-66 ; Za 12). Jésus, durant son ministère, situe sa prédication dans cette perspective de mission centripète : la parole est donnée à Israël pour qu’il soit lumière pour les nations. Jésus envoie ainsi les Douze en mission (Mt 10,5-10) en leur recommandant de ne s’adresser qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. Le récit de guérison de la fille d’une syro-phénicienne (Mt 15,21-28) va dans ce sens. Pourtant, Jésus s’est aussi adressé à des étrangers (Mt 8,5-13) qui seront des pierres d’attente pour la mission de l’Église vers les païens. Après Pâques la mission deviendra centrifuge : les chrétiens devront aller vers les païens (Ac 13,46). Le récit de la Samaritaine (Jn 4,39-42) porte également la trace de ce déplacement : l’évangile est annoncé aux samaritains.

 

[Gam 3S / 115-117]

Travail :  les 2 émissions sur les vendeurs chassés du temple
(Jacques Bernard sur RCF)

22 Les vendeurs chassés du temple (1)
23 Vendeurs chassés du temple (2)
 

 

Théo/Philo

 

« Sion ou Garizim ? » 4-Où Dieu est-Il présent ?

Il y a ici plus grand que le Temple (Mt 12,6) Tous les appuis sont là pour que Jésus soit compris comme Temple nouveau : la présence du Père se donne dans une proximité inouïe et dans une miséricorde totalement gratuite en Jésus - à tous et sans passer par le Temple et les sacrifices ! Il s’agit simplement de s’y ouvrir ici et maintenant à travers ce Jésus de Nazareth !  Dieu qui s’était abaissé jusqu’à se "rétrécir" pour se faire présent à son peuple, dans l’arche, le Temple, l’étude de la Torah (« Quand deux ou trois sont réunis autour de la Torah, la présence de Dieu (Shekhinah) est au milieu d’eux ») se fait désormais présent et accorde son pardon à travers ce Jésus et ceci au cœur même de la condition humaine la plus pécheresse et la plus blessée. En Jésus se dévoile une présence nouvelle de Dieu à son peuple, présence de miséricorde et de communion qui désormais se passe du Temple et des sacrifices. Jésus serait-il le Temple céleste, non fait de main d’homme, attendu pour la fin des temps ?

Jésus« prêtre» ? Jésus a été canal de la miséricorde et du pardon divin mais aussi médiateur d’une nouvelle Alliance. On peut donc parler du « sacerdoce » du Christ. Dans la prière sacerdotale (Jn 17) et dans le récit de la passion selon saint Jean, Jésus apparaît comme le grand prêtre par excellence : dans son offrande, il est véritablement, en sa chair et en son sang, le grand pardon du Père (Kippoui), il est le sacrifice et le grand prêtre puisque par lui, est donné le pardon absolu du Père. Mais ceci est déjà présent à travers l’épisode du Temple qui fait scandale : Jésus déclare révolu le temps du Temple de pierres. L’épître aux Hébreux (7-10) méditera sur Jésus "autel", "victime/sacrifice", "grand prêtre".

« L'attente de tout un peuple depuis les origines. » 5-Qu'est-ce que le pardon de Jésus a de spécifique ?

C’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice (Os 6,6, cité en Mt 9,13). Les sacrifices au Temple ne sont désormais plus nécessaires. L’offrande du sacrifice parfait réside désormais dans la pratique de l’Alliance nouvelle, de la Torah nouvelle, et dans l’accueil du pardon nouveau, c’est-à-dire dans le don total de soi au Père : Tu ne voulais ni sacrifice, ni oblation, tu m’as ouvert l’oreille... alors j’ai dit : voici, je viens (Ps 40,7).

C’est donc que le pardon apporté par Jésus ne vise pas une simple remise des péchés, dettes et manquements, mais une réconciliation originelle : l’abîme qui s’est creusé entre Israël et Dieu (Is 59), Jésus vient le combler ! Ce faisant, il révèle à l’homme la profondeur de sa séparation d’avec Dieu, en même temps que sa vocation : bien plus qu’habiter la maison du Seigneur tous les jours de sa vie (Ps 27 (26),4), c’est vivre en communion intime avec le Père et le Fils (Jn 17, 11 : garde-les dans ton nom que tu m’as donné pour qu’ils soient un comme nous. Cette communion est à recevoir, à vivre concrètement, dans chaque acte de la vie et dans la grâce d’une miséricorde quotidiennement reçue. « Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez » (Mt 7,7).

Lorsque Jésus verra que le Royaume est refusé par une grande partie des autorités religieuses juives, il continuera à l’annoncer jusqu’à s’offrir lui-même en pardon du refus. Ce refus "originel" se manifeste alors comme ancré profondément en tout homme. En même temps, s’approfondira la conscience du Pardon apporté et accompli en Jésus... Pardon offert à tous : ceux qui lui ont été infidèles, ceux qui l’ont abandonné, ceux qui l’ont renié et condamné, aux païens comme juifs.

« Chacun de nous devenait Temple de prière. » 6- Comment, avec Jésus, la question de la présence de Dieu se pose-t-elle ?

La question de la présence de Dieu se pose alors de manière nouvelle : tout disciple de Jésus devient un autre Christ et lorsque deux ou trois sont rassemblés en son nom, il est là ! Le Père cherche de vrais adorateurs, c’est-à-dire des disciples habités de l’Esprit de Jésus. Ces « croyants » sont le Temple nouveau (1 Co 6,19), non fait de mains d’homme en qui le visage et la miséricorde de Dieu se manifestent pour tous.

Chaque disciple est appelé à être « fils » dans le « Fils » et à offrir sa vie pour que vienne le règne de Dieu (Mt 19). Paul exhortera les chrétiens à offrir leur personne en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu ; car c’est là le culte spirituel qu’ils ont à rendre (Rm 12,1).

Les "envoyés" "apôtres" en particulier représenteront dans le sens qu’ils rendront présent Jésus dans son ministère sacerdotal, prophétique et royal : en son nom et en son sang, ils célébreront la nouvelle Alliance, ils annonceront la Parole de Vie et ils serviront le Royaume.

La présence et le Pardon de Dieu pour le chrétien sont liés à la personne de Jésus en qui se dévoilent le Père et l’Esprit qui nous donne de participer à la vie même de Dieu.

Ainsi, les formulations christologiques, mais aussi la sotériologie (salut), l’ecclésiologie (Eglise) et la sacramentaire sont-elles fondées dans le ministère de Jésus, dès avant Pâques.

 

[Gam 3S /118-120]

Contemple
 

 

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sq-3-10-dia, © Mess'AJE

 

Et Jésus parcourait les chemins et les routes. Sa parole attirait les peuples de la terre à venir chanter Dieu sur la colline sainte. Elle s'annonçait partout où le coeur était prêt, qu'il soit païen, pécheur, romain ou adultère. Elle parvint même en Samarie, vieille terre bénie de la naissance du peuple et peuplée maintenant de baals étrangers. Fatigué par la route, vous vous êtes assis. "Femme, donne-moi à boire " ...

... Comme si vous mesuriez, par votre propre soif, l'attente de tout un peuple depuis les origines. Et vous étiez l'eau vive et la Torah nouvelle. Il n'y aurait plus, désormais, de lieu privilégié, Sion ou Garizim, pour venir adorer. L'Esprit nous donnerait les mots qui touchent le coeur de Dieu, au-delà des murmures de nos lèvres. Chacun de nous devenait Temple de prière.